Passe ton bac d’abord ! D’accord, mais après ?

Nous publions ici un article de Patricia Moréreau. Bonne plume, Patricia Moréreau écrit vite et sans faute : articles, brèves, rédactionnel print & web, quatrièmes de couverture, argumentaires de vente, documents de communication.Ses domaines de prédilection : éducation, gastronomie, tourisme, culture. Rédactrice, relectrice-correctrice, coordinatrice éditoriale, également trilingue anglais et espagnol, à l’écrit comme à l’oral, c’est une vraie communicante !

A l’heure où tous les bacheliers bachotent, les épreuves ne les empêchent pas de penser, peu ou prou, à l’après-bac.

Et s’ils sont tentés par les filières des NTIC ou des nouveaux médias, l’offre dans ce domaine vient de s’élargir tout récemment de deux nouvelles écoles qui ouvriront leurs portes à Paris à la rentrée 2011.

La première, l’EEMI (école européenne des métiers de l’internet), investira le légendaire Palais Brongniart, la seconde, Sup’ Internet, viendra rejoindre le Campus Ionis, aux portes de Paris.

Ces deux nouvelles écoles ont vu le jour pour faire face au développement et aux mutations des nouvelles technologies, car, comme le souligne Marc Simoncini, Fondateur de Meetic et l’un des trois co-fondateurs de l’EEMI : «L’Internet va vite, très vite, peut être trop vite pour que les choses puissent être assimilées et correctement enseignées.»

Pour former aux « 20 métiers les plus porteurs » (selon Stéphanie de Kerdrel, la directrice de l’EEMI), les deux établissements proposeront des cursus de trois ans et laisseront la part belle à la pratique, par des stages de longue durée et des mises en situation professionnelle.

Ergonome ou traffic manager, flasheur ou Web-analyste, journaliste en ligne ou responsable MOA, community manager ou juriste internet, les métiers présentés par les deux instituts sont nombreux, mais ces études coûtent cher : entre 5000 et 9500 euros par an. En outre, tous les bacheliers et futurs étudiants n’habitent pas à Paris.

Fort heureusement, de grandes villes françaises ont aussi leurs écoles (Epitech, Epita, e- arts-up, etc.) voire leur campus technologique.

Parmi les candidats inscrits aux épreuves du baccalauréat cette année, gageons qu’ils seront nombreux à opter pour la filière des NTIC qui, selon le rapport de McKinsey&Company ( « Impact d’Internet sur l’économie française » ou « Comment Internet transforme notre pays », présenté les 24 et 25 mai à Paris lors de l’e-G8, et remis à Eric Besson, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique) contribuerait à la création de 450 000 emplois d’ici à 2015.

Ce rapport démontre également qu’internet deviendrait, grâce à l’e-commerce, un secteur économique plus important que l’automobile ou les services financiers.

Mais, en attendant demain et les métiers porteurs des nouveaux médias, amis bacheliers, à vos stylos et vos copies, et bon courage !